14.05.2006
Extrait du Journal d'un Fou de Thomas Griffet
Assis au coin de la cheminée, les deux compères restaient silencieux, comme s'ils n'attendaient plus rien de la vie, fumant leur cigarette, apaisés et heureux.
Mêlés aux doux craquements de la braise, les souvenirs de leur jeunesse tumultueuse se mêlaient aux flammes vigoureuses et multicolores de la cheminée. C’était un dimanche de décembre, le froid purifiant leur âme fanée par le souvenir, ils attendaient la mort comme la fin d’une aventure pleine d’amitié et de fraternité.
Les yeux encore brillants, enfoncés dans leur fauteuil, le châle sur les genoux, les deux hommes restaient là, immobiles, dans une sorte de béatitude.
Ayant croqués la vie à pleines dents, les deux guerriers, épuisés, attendaient sans crainte le dernier souffle d’une vie hélas trop courte.
Leurs regards, figés sur cette flamme ardente qui ne s’éteindra jamais, reflétaient une vie pleine d’aventures, une vie de conquêtes, de simplicité, au dehors des frontières de l’hypocrisie.
Attendant sans douleur le cortège des Dieux, les deux hommes se regardaient pour la dernière fois, sachant très bien que cette vie placée sous le signe de l’amitié et de la fraternité ne les séparerait jamais.
« Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. » Cette phrase, symbole de toute une existence, raisonnerait à jamais dans l’éternité des cieux.
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02.05.2006
Regarde ta vie, Extrait du journal d'un fou de Thomas Griffet

Regarde ta vie...
Avec force et passion,
La miséricorde de tes pensées,
Reflets inébranlables de ton être,
Souillera avec délicatesse l'immondisse de tes futures idées.
Toi le sauvage, l'homme des bois,
J'envie ta solitude, ton immaturité,
Car ta vie, aussi belle qu'elle soit,
Je ne la connais pas.
Alors regarde ta vie,
Regarde là avec envie, sans modestie aucune,
Moque toi de nous, insultes, craches.
Ironie du sort, tu es au plus bas,
Au pied de cette echelle,
Celle de notre société,
Celle que l'on nous impose,
Celle de notre premier souffle, de nos premiers pas,
Insulte suprême de notre existence.
Alors regarde toi, déshabille ton âme,
Et souviens toi de tes premières fois,
De ces frissons qui hérissent tes vices,
Ceux de ton frère Lucifer.
T.
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